lundi 27 février 2012

Apprendre une nouvelle langue ? Oui, mais laquelle ?

Comme tous les traducteurs, je suis une grande amoureuse des langues du monde.

J'ai récemment décidé de me lancer dans l'apprentissage d'une nouvelle langue étrangère.

Pas facile de faire son choix dans la pléthore de langues "à disposition" pour qui veut apprendre. 
Arabe, russe, néerlandais, japonais, allemand ou encore hindi : comment choisir ?

Apprendre une nouvelle langue, c'est incontestablement ajouter une nouvelle corde à son arc tout en prenant plaisir à découvrir une culture inconnue. Comme tout traducteur, je doute et je redoute la décision finale.

Faut-il privilégier les langues de l'avenir comme le chinois ou encore le portugais ?

Ou faut-il au contraire privilégier ses goûts et ses intérêts personnels ?
Vous l'aurez compris, mon choix est loin d'être arrêté…

Et vous, apprenez-vous une nouvelle langue ? Comment l'avez-vous choisie ?
Quels sont les facteurs qui ont influencé votre décision ? 


Sophia

jeudi 12 janvier 2012

Voeux 2012 : le top du flop

Comme chaque année, c'est la période des vœux. Pour certains, il s'agit d'une "corvée" et pour d'autres d'une opportunité pour consolider ses relations professionnelles.

Ces derniers jours, j'ai reçu plusieurs emails froids et impersonnels d'agences de traduction.
Le hic : je n'ai JAMAIS travaillé avec ces agences en 2011. Au début, cette situation me faisait sourire. Mais en y réfléchissant bien, on se rend compte que ce couac révèle probablement une mauvaise organisation interne voire un "je-m'en-foutisme" plus que suspect…

Quel bon professionnel adresse ses vœux à un prestataire qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam ? 

Le traducteur destinataire de la carte virtuelle en question, perdu, déstabilisé, passe 10 secondes à s'interroger sur l'origine de ces vœux avant d'envoyer l'email à la corbeille en soupirant : "N'importe quoi…". Du moins, c'est ce que ce genre d'emails m'inspire.

Le comble ? Trois ou quatre de ces agences me remercient pour notre "fructueuse collaboration" en 2011. Rictus.

On aura beau dire : même si c'est l'intention qui compte, l'initiative tombe à plat.

C'est ainsi qu'une agence de traduction qui ne sait pas bien communiquer transforme la période des vœux, cet instant privilégié et personnel, en énième emailing massif très mal ciblé. Dommage…

De la part de sociétés qui se présentent comme des "professionnels de la traduction", doit-on en rire ou en pleurer ?

Et vous, recevez-vous aussi ce genre d'emails tous les ans ? Comment réagissez-vous ?

vendredi 6 janvier 2012

Le traducteur et l'argent


Tout d'abord, bonne année à tous. Je vous souhaite beaucoup de réussite sur le plan professionnel et personnel !

Cette année encore, The Translation Wor(l)ds vous parlera du métier de traducteur et de ses milles facettes…

Pour bien démarrer l'année, j'ai choisi de vous parler des questions d'argent. Chacun d'entre vous a certainement pris quelques bonnes résolutions pour 2012. 

Parmi celles-ci, on retrouve généralement : arrêter de fumer, faire plus de sport, mieux manger… On trouvera certainement aussi la résolution suivante : en 2012, je gère mieux mon argent.

Etre à son compte implique inévitablement savoir gérer son argent avec rigueur et économiser pour les jours de disette, les impôts, la retraite… C'est après avoir lu le livre intitulé The Money Book for Freelancers, Part-Timers, and the Self-Employed que j'ai décidé d'évoquer le thème de l'argent, parfois tabou, surtout en France… 

Pourquoi ce livre ? Je cherchais un livre de gestion des finances spécialement conçu pour les travailleurs indépendants tels que nous. Contrairement aux salariés, le traducteur indépendant doit gérer son argent avec davantage de rigueur en raison du risque d'interruption de revenu lié à sa condition de freelance. 

Qui en effet n'a pas connu de périodes de creux de plusieurs jours ou de plusieurs semaines ? Quel traducteur ne s'interroge pas régulièrement sur sa retraite ? Comment gagner en tranquillité d'esprit lorsque son revenu peut brutalement chuter ?

Dans The Money Book for Freelancers, les auteurs, Joseph D'AGNESE et Denise KIERNAN, nous proposent un système très poussé et rigoureux permettant aux indépendants d'épargner de manière optimale pour faire face aux aléas financiers et pouvoir rebondir en cas de gros pépin.

Comment ça marche ?

Grâce à un système simple mais malin, les auteurs posent les fondations d'une Sainte Trinité financière indispensable pour tous les indépendants

Disposer d'un fonds de sécurité financière

Qu'on soit salarié ou non, la plupart des spécialistes recommandent aux actifs de disposer d'un compte bancaire spécialement consacré à la "sécurité financière". Prenons un exemple : un traducteur freelance a calculé ses frais fixes personnels pour un mois : loyer, factures, nourriture, sorties, assurance auto… Ce traducteur sait que pour pouvoir honorer toutes ses factures, il doit gagner au minimum 1000 EUR/mois. A ce chiffre, et en fonction du statut sous lequel il exerce, ce traducteur devra aussi mettre de côté assez d'argent pour régler ses charges sociales et frais fixes professionnels. Il devra économiser entre 3 et 6 fois le montant total de tous ces frais réunis afin de se constituer un filet de sécurité. L'objectif est de pouvoir piocher sans inquiétude dans ce fonds en cas d'extrême nécessité, par exemple, s'il rencontre des difficultés pour payer son loyer suite à la perte d'un gros client. 

Epargner régulièrement pour payer ses impôts

Beaucoup de travailleurs indépendants se retrouvent pris à la gorge au moment de payer leurs impôts car ils n'ont pas été assez prévoyants. The Money Book propose à ses lecteurs d'économiser un pourcentage spécifique sur chaque paiement reçu d'un client afin de constituer progressivement une réserve d'argent destinée au paiement des impôts.

Epargner régulièrement (et le plus tôt possible) pour sa retraite

Enfin, même si la retraite peut parfois sembler très lointaine à certains, cet ouvrage nous rappelle la nécessité d'épargner le plus tôt possible pour assurer ses vieux jours. Là encore, les auteurs proposent d'épargner un pourcentage déterminé sur chaque paiement que vos clients vous adresseront. 

The Money Book for Freelancers, Part-Timers, and the Self-Employed est un livre qui a l'immense mérite de proposer un système financier basé sur l'expérience concrète de leurs auteurs, deux travailleurs indépendants. Cet ouvrage déborde de conseils, tuyaux et encouragements destinés à aider les freelances à comprendre l'importance d'une bonne gestion financière de leur activité, quel que soit leur statut d'exercice…

Après tout, nous travaillons autant pour notre présent que pour notre avenir, non ?

Même si ce livre est en premier lieu tourné vers un lectorat américain, je suis certaine qu'un grand nombre de traducteurs français pourront facilement appliquer le système imaginé par les auteurs et ainsi gérer leurs finances plus sereinement et rigoureusement…

Et vous, avez-vous un livre de gestion des finances à recommander ? Comment anticipez-vous les variations de revenu d'un mois sur l'autre ?

mercredi 21 décembre 2011

Merci à tous !


En cette période de réjouissances, j'aimerais remercier chaleureusement tous les lecteurs de ce blog pour leurs commentaires drôles et instructifs ainsi que leur soutien à The Translation Wor(l)ds.

Le blog fêtera son premier anniversaire le 28 janvier prochain.

Merci à tous pour votre fidélité !


Je vous souhaite un très joyeux Noël ainsi qu'une belle entrée dans l'année 2012 !

A très bientôt pour de nouveaux billets !

Sophia

mercredi 7 décembre 2011

La condition du traducteur


En 2011, je me suis fixé comme objectif d'entrer en contact avec des éditeurs afin de pouvoir leur proposer mes services. Malheureusement, je n'ai pas réussi à atteindre ce but pour le moment.
Je m'interroge sur la situation des traducteurs littéraires en France...

Ceux-ci souffrent-t-il d'une baisse des prix sur leur marché et d'un manque de considération ? Avec quelles armes se battent-ils ?

C'est grâce au rapport de Pierre ASSOULINE intitulé La condition du traducteur que j'ai pu trouver une partie des réponses à mes questions et découvrir un des visages de la traduction littéraire en France.

Comment les éditeurs français financent-ils la traduction d'ouvrages ? Qu'en est-il du côté des traducteurs dans les autres pays d'Europe ? Comment sont rémunérés les traducteurs littéraires ?

Ce rapport très réaliste et complet pose un regard attentif sur les conditions de travail et de rémunération des traducteurs littéraires et met en lumière les obstacles auxquels beaucoup d'entre eux doivent faire face.
Pierre ASSOULINE parvient à démontrer que le manque de reconnaissance du travail du traducteur est bien souvent au cœur de sa souffrance. Certaines maisons d'édition foulent le traducteur au pied, dénigrent son statut d'auteur, ne respectent pas le code des usages et les rémunérations minimales préconisées tandis que d'autres éditeurs, au contraire, s'illustrent par leur professionnalisme.

Riche en anecdotes, j'ai particulièrement apprécié la lecture du chapitre VII intitulé Scènes dramatiques qui reprend certaines des "grandes affaires" qui ont parfois opposé traducteurs et éditeurs…

Je recommande donc chaudement la lecture de ce rapport très édifiant pour le traducteur qui souhaite collaborer avec des éditeurs. Il ne s'en trouvera que plus averti et plus alerte.

Et vous, travaillez-vous avec des éditeurs ? Quels sont pour vous les avantages et inconvénients ?

mercredi 30 novembre 2011

Retard de paiement : comment réagir ?

En ces temps de crise, on y réfléchit plutôt à deux fois avant de rompre toute relation commerciale avec un client. Etre professionnel, c'est bien sûr apprendre à gérer les difficultés relationnelles mais aussi les problèmes liés au paiement. "Virer" un client est un luxe ultime dont peu de freelances peuvent (ou osent…) profiter et que nombre de salariés nous envie. Mais débordé ou non par le travail, il faut parfois apprendre à dire simplement "stop" quand un client dépasse les bornes et vous fait courir des lustres après votre argent...

C'est ce que j'ai appris il y a peu.

Quelques éléments de contexte : en juillet dernier, je réalise une traduction pour un nouveau client direct (une agence de comm, en région parisienne). La prestation est d'un montant relativement modeste : une centaine d'euros. Comme d'habitude, j'envoie ma note d'honoraires en même temps que le fichier traduit. Commentaire de l'auteur : oui, j'utilise délibérément l'expression "Note d'honoraires" car c'est l'expression à employer pour les professions libérales. De plus, cette appellation est pour moi une façon de "valoriser" ma prestation auprès du client en lui rappelant que la traduction relève d'un travail intellectuel exigeant.

La note envoyée mentionne clairement que mes honoraires sont payables sous 30 jours nets à compter de la date de facturation et que tout retard est susceptible d'entraîner des pénalités.

Crédit d'images


Le délai de 30 jours passe, nous sommes en plein mois d'août, je suis en vacances. Je décide de relancer à mon retour de congés. Je commence donc par relancer directement la comptabilité par email après avoir demandé les coordonnées à mon client. La comptable les ignore pendant une semaine. L'on m'informe ensuite que ma demande de règlement sera traitée "cette semaine" (c'était le 12 septembre…) Je vous laisse imaginer ce que ça a donné…

Bilan de l'affaire (je vous passe ici le nombre de péripéties) : une dizaine d'emails, plusieurs coups de téléphone, un courrier non recommandé, beaucoup de temps et d'énergie pour un règlement avec 3 mois de retard…

Les retards de paiement apprennent indéniablement au traducteur indépendant à rester zen malgré tout. Dans le cas présent, j'ai dû quasiment "menacer" mon client de lui demander des pénalités de retard pour être écoutée. Est-ce normal ? Non. Le client doit payer dans les délais, un point c'est tout. Tout comme le traducteur doit livrer dans les délais convenus.

C'est pourquoi j'ai envoyé un email poli à ce client afin de l'informer du retard systématique de paiement que j'ai rencontré et de lui dire qu'à l'avenir toute prestation réalisée pour sa société serait payable immédiatement à la livraison…

Cet email était pour moi une manière détournée de mettre fin à mes relations avec ce client puisqu'au vu des difficultés de paiement qu'il semble rencontrer en interne, il a peu de chances qu'il soit enclin à payer à la livraison…

Pour plus d'informations sur la procédure de recouvrement d'impayés, n'hésitez pas à consulter ce lien et à le sauvegarder !

Et vous, comment gérez-vous vos impayés ?

Sophia